Thursday, January 03, 2019

141-150

141. Stardust (Nat King Cole) - 1957 (Face B : When I Fall In Love)
Nat émerge d'une forêt de violons (Thanks Gordon Jenkins) pour apposer son sceau sur ce standard immarcescible.

142. Stay On These Roads (A-ha) - 1988 (Face B : Soft Rains Of April)
Peut-être le single le plus éhontément lyrique de toute la saga norvégienne (et quelle face B!)

143. Steal Away Tonight (Barbara McNair) - 1967 (Face B: For Once In My Life)
Pas d'illustration car se single n'a jamais hélas dépassé le stade de projet. Dommage car tout laisse à penser que ce titre racé aurait pu constituer le bon de sortie idéal pour Barbara.

144. Strangers In The Night (Frank Sinatra) - 1966 (Face B : Oh You Crazy Moon)
 Ce fut mon entrée dans le temple Sinatra et, à la différence du Chairman, je ne l'ai jamais reniée.

145. Superstar (Jamelia) - 2003
La preuve qu'en matière de R'n'B, les Anglaises pouvaient égaler les Américaines.

146. Surf's Up (The Beach Boys) - 1971 (Face B : Don't Go Near The Water)

Titre miraculeux rescapé de Smile, sorti en pleine panade pour Brian, la tête dans le frigo et le cerveau au congélo.

147. Sweet Talking Guy (The Chiffons) - 1966 (Face B : Did You Ever Go Steady)
Merveille injustement négligée aux harmonies vocales incroyablement baroques (les leçons de Spector ont porté).

148. Sylvie (Saint-Etienne) - 1998
L'alliance paradoxale entre une thématique puissamment nostalgique et une électronique ludique? Chef d'oeuvre absolu.

149. Tainted Love (Gloria Jones) - 1979 (Face B : A Touch Of venus (Sandy Wynns)

Face B de 1965 ressortie en face A en 1979 sur un obscur label et parfait floor-filler avant que de trouver son alchimiste surdoué.

150. Take On Me (A-ha) - 1985 (Face B : Love Is Reason)

La combinaison troublante et inédite d'une voix opératique et d'une imagerie techno-pop pour un hold-up planétaire.






Friday, December 14, 2018

Playlist 2018

Grande et riche année, rendue plus riche encore par le groupe Facebook de Stéphane Lemarchand, J'écoute une K7 de la vedette, prescripteur numéro 1 en matière de nouveautés cette année (ce fut sans doute la raison qui m'a fait retarder mon départ de Facebook aussi longtemps).
L'éventail est large, des arabesques juvéniles de Chloe X Halle aux chevauchées loneristes d'Israel Nash en passant par la soul retrofuturiste de Shannon Shaw ou le happening New Age de Diplo. La profusion mélodique et la voix de Juanita Stein taillée idéalement pour mes goûts demeure un absolu sujet d'émerveillement même en cette fin d'année et, même s'il est loin d'être parfait, j'ai une énorme tendresse pour le tribute-album improbable de Juliana Hatfield consacré à Olivia Newton-John. Quoi de commun en effet entre l'ex égérie grunge et la diva easy-listening ? Pas grand -chose mais ce disque finalement très respectueux (en gros du bubblegum avec un peu d'acide à l'intérieur) fut l'un de ceux que j'ai le plus écouté cette année. Terriblement addictif. Il faudrait dire aussi un mot de l'Indigo de Kandace Springs à la sophistication rare qui restera comme une des plus belles choses qui soit arrivée à 2018. Et demain ? Selena Gomez bien sûr dont l'album est autant attendu ici que la pluie sur le Nord-Mali. Pour le reste, croisons les doigts pour que 2019 soit aussi enthousiasmante que 2018.

Tuesday, December 04, 2018

131-140

Je reprends le fil d'une liste que j'avais entamée il y a 5 ans et qui devait initialement s'achever en 2015. Mes goûts se sont légèrement modifié depuis mais je reste fidèle à la liste établie en 2013 (à quelques modifications près). Donc,

131. Sex Beat (Gun Club) - 1981 (Face B : Preachin' The Blues)
Un coyote hurle à la mort, plein d'un désir  inassouvi. Jeffrey Lee Pierce retrouve l'esprit du blues originel en le mâtinant d'une urgence furieusement punk.

132. She Will (Savages) - 2013

Avec City's Full et Waiting For A Sign, une trilogie incantatoire qui fit des Savages un des groupes les plus attendus des années 2010

133. Slow (Kylie Minogue) - 2003 (Face B: Soul On Fire)

Le single électro-chic qui ramena Kylie "back on the right track".

134. Slow Down Baby (Cristina Aguilera) - 2007
En 2007, Cristina était l'une des rares à pouvoir jouer dans la cour de Britney alors au sommet de ses moyens et ce single en est la preuve insolente.

135. Slow Train (Bob Dylan) -1980 (Face B : Do Right To Me Baby (Do Unto Others))
Zimmy vire imprécateur mais la voix est à son meilleur et l'enrobage gospel fait mouche.

136. Smalltown Boy (Bronski Beat) - 1984 (Face B : Memories)
Jamais un single hi-energy n'aura sonné aussi désespéré, l'acmé des Bronski Beat.

137. So You want To Be A Rock'N'Roll  Star (The Byrds) - 1966 (Face B : Everybody's Been Burned)

Single désenchanté qui vaut peut-être encore plus pour sa fabuleuse face B, requiem d'une génération.

138. Solitaire (The Carpenters) - 1975 (Face B : Love me For What I Am)
Version définitive du standard de Neil Sedaka comme un écho à la solitude abyssale de la petite fiancée de l'Amérique.

139. Something Else (Eddie Cochran) - 1959 (Face B : Boll Weevil Song)
Il est terrible ce morceau-là, tellement punk avant la lettre qu'il fut repris par les Sex Pistols.

140. Standing In The Shadows Of Love - 1966 (Face B : Since You've Been Gone)
Le trio Holland/Dozier/Holland à leur sommet, le quatuor Four Tops à leur meilleur.







Wednesday, November 28, 2018

Amerie à tout prix

On ne pensait pas l'écrire un jour mais le cd va finir par nous manquer. La disparition de tout support physique pour la musique semble programmée et les fétichistes en seront pour leurs frais (au prix du vinyle, on doute hélas que sa récente résurgence dure bien longtemps). Le R'n'B contemporain est sans doute à l'avant-garde de ce mouvement puisque ni Nightride (Tinashe), ni le très surprenant The Kids Are Alright (Chloe x Halle) n'ont bénéficié de sorties physiques. Le même sort attend aussi malheureusement les deux ep's d' Amerie, 4am Mulholland  et After 4am qu'on se réjouissait à l'avance de posséder (le visuel est superbe).
La diminution drastique des ventes de cds avait fait perdre à cette artiste chérie son contrat avec Columbia et après In Love & War (2009), on la croyait perdue pour la musique. Bien à tort puisque elle signe son grand retour avec 12 nouveaux morceaux, séparés en deux parties, épousant presque les contours d 'une séparation entre face A et face B, séparation étrange puisqu'il n'y aura pas de support vinyle non plus.
Constatons tristement que la lèpre de l'auto-tune a frappé ici comme ailleurs et c'est le disque qui en est le moins entaché qui séduit le plus (After 4 Am). C'est d'autant plus dommage que  la qualité des compositions égale presque celles qui nous avaient tant plu sur Because I Love It (2005). Et quand elle se met à nu comme sur la pochette, on tient quelques uns des plus beaux morceaux de l'année comme ce superbe Give It All Up.

Saturday, November 24, 2018

Riding With The King

Mon disque préféré de 2018 n'a pas été enregistré cette année mais entre 1965 et 1968. Il est signé d'un guitariste et d'un chanteur dont bien peu en France ne soupçonnent l'importance: Glen Campbell. Avec The Wrecking Crew, il a participé à des dizaines et des dizaines de disques dont la simple énumération suffirait  à encombrer les couloirs du Rock'n'Roll Hall Of Fame pour des décennies. Beach Boys (il remplaça en coup de vent Brian Wilson en pleine dépression nerveuse et joua sur Pet Sounds), Sinatra, Monkees, Sagittarius, Byrds, Monkees, pour ne citer que la série A, portent sa marque. Un tel pedigree lui ouvrira la porte d'une carrière dont le zénith commercial se trouve à la fin des années 60 et au début des années 70, Glen cartonnant dans le style countrypolitan cher à Charlie Rich (Universal Soldier, By The Time I Get To Phoenix, Gentle On my Mind lui permirent de voir venir l'avenir sans trop de souci pécunier). Mais les enregistrements dont il est question  sur Glen Campbell Sings For The King sont antérieurs aux années dorées du "Rhinestone Cowboy" et datent d'une période où Glen Campbell était encore largement inconnu du grand public américain. Enregistrements qui d'ailleurs n'avaient jamais été envisagé pour fournir matière à un disque mais plutôt  à servir de demo pour Ben Weisman, fournisseur numéro 1 de matériel pour le King (57 titres davantage encore que Pomus/Schumann ou Leiber/Stoller.) Ce qui étonne d'abord, c'est la qualité du son. Rien de minimaliste dans ces démos (qui portent si mal leur nom) mais un vrai groupe au son riche avec une voix idéalement mixée. Ce qui frappe ensuite, c'est la variété et la qualité des compositions alors qu'elles sont loin de faire l'unanimité parmi les fans du kid de Tupelo. C'est en effet un cliché martelé pendant des années qu'entre Elvis Is Back (pour le coup, vrai chef d'oeuvre) et From Elvis In Memphis (1969), Elvis a "laissé tomber l'affaire". Il n'y a évidemment rien de moins juste (ne serait-ce que Something For Everybody ou How Great Thou Art) mais il faut, c'est vrai, souvent faire un tri sévère sur des bandes originales où l'insignifiant côtoie le fulgurant et où les arrangements ne font guère dans la sobriété. Nettoyé des outrances orchestrales (les cordes sont absentes de ce disque à de rares exception), les compositions de Weisman retrouvent une seconde jeunesse rappelant (et ce n'est pas un mince compliment) la qualité du matériel sur lequel travaillait un Charlie Rich au même moment (on pense souvent au merveilleux The Many New Sides Of Charlie Rich). Quant à la comparaison avec Elvis, elle est faussée par l'aspect souvent daté des enregistrements du King du milieu des années 60. Mais si, on laisse de côté l'affect (mission impossible ici), on constate que la voix superbe et naturelle de Glen Campbell fait mieux que rivaliser avec le vibrato quasi "opératique"de l'hôte de Graceland. Sur le duo virtuel qui ouvre le disque, We Call On Him (opération purement mercantile qui obère quelque peu l'intégrité de l'ensemble), la confrontation tourne malgré tout légèrement à l'avantage d'Elvis (car lorsqu'on s'éloigne du profane, le timbre d'une richesse inouïe du King est intouchable). Mais, sur le reste du disque, Campbell qui a juste 30 ans, chante avec une aisance, une souplesse, une compréhension tellement intime de ce qu'on lui donne à jouer qui fait qu'on a vraiment l'impression que ces titres ont été écrits avec lui en tête. Fantômes réminiscents du Rick Nelson de For You (I Got Love) ou annonciateurs du Merle Haggard de Mama Tried (I'll Be Back), on est au coeur de cette Amérique que j'idolâtre, de cette pop qui se cherche, qui hésite entre rock'n'roll, country, gospel et soul, aux antipodes de toute sclérose.
Voilà un disque inespéré, à la fois juvénile et intemporel, dont on est déjà certain qu'il nous fera de l'usage.

Sunday, November 18, 2018

Le crépuscule des Lumières

" Qui n'a pas vécu dans les années voisines de 1780 n'a pas connu le plaisir de vivre "
Le mot fameux de Talleyrand convient à merveille au livre admirable de Benedetta Craveri, Les derniers libertins.
Elle y retrace le destin de 7 aristocrates (Lauzun, Ségur (comte et vicomte), Brissac, Boufflers, Narbonne et Vaudreuil) juste avant le grand cataclysme. 7 aristocrates qui sont l'émanation parfaite de cette génération dorée qui faisait rimer haute naissance, irréligion et bel esprit. Tous avaient en commun d'être séduisants, de ne pas manquer de panache mais aussi d'être des enfants des Lumières, nourris de Voltaire et de l'Encyclopédie. De douces fées s’étaient penchées sur leur berceau leur accordant charme, fortune et brio intellectuel. Ce charme, ils en usèrent et abusèrent auprès de femmes libres, spirituelles et pas toujours farouches. Et si tous aussi ou presque se marièrent par intérêt (le comte de Ségur faisant notoirement exception), c'est qu'ils se refusaient à confondre à la différence des gentilshommes anglais contemporains conjugalité et passion amoureuse. Mais c'était un accord tacite dans toute l'aristocratie française que l'on pouvait entretenir une (voir plusieurs) maîtresses, lui faire un enfant (et souvent le légitimer) du moment que l'on demeurât dans le "bon ton". 50 ans plus tard, le conformisme bourgeois se chargerait de faire rendre gorge à ces petites arrangements avec la morale. Mais le libertinage ne se limitait pas à un butinage sexuel effréné. Il s'accompagnait d'un agnosticisme revendiqué et d'une subtile contestation de l'absolutisme.
Ne doutant pas de leurs talents, tous rêvaient d'occuper des postes de responsabilité (général, ambassadeur, ministre) mais tous se heurtèrent à une monarchie à bout de souffle qui donnait plus de crédit à la faveur qu'au mérite. Frustrés dans leurs ambitions (Lauzun n'obtint jamais un commandement à la hauteurs de ses capacités, Narbonne dut attendre la Révolution pour être ministre) et lucides sur l'influence délétère qu'exerçait la Cour et les favoris (faveurs  dont ils bénéficièrent parfois) sur la pratique du pouvoir, ils rentrèrent dans une opposition résolue au Roi (en s'agrégeant souvent autour du Duc d'Orléans et du Palais-Royal), préparant 1789 en coulisses (même s'il n'en virent pas immédiatement l'aspect dévastateur pour leur caste).
Louis XVI, pour son malheur, ne sut pas tirer parti des qualités de ces jeunes gens et quand enfin il donnera à certains d'entre eux un poste à la hauteur de leurs capacités (Narbonne notamment), son crédit sera trop entamé pour pouvoir leur offrir autre chose qu'un soutien poli.
Ne pouvant donner toute la mesure de leurs qualités sur l'échiquier politique, ils trouveront tous une consolation dans la sociabilité d'Ancien Régime. Salons, cercles littéraires, gazettes, théâtres, alcôves, tout leur était bon pour donner libre cours à cette éloquence, à cet art si subtil de la conversation (magnifiquement évoqué ici) qui ne résistera pas à l'exil et à la Terreur.
C'est en effet l'aspect le plus poignant du livre, sa dernière partie, qui raconte avec une indéniable empathie, la disparition prématurée de cette génération, emportée par le vent de l'Histoire.
Emprisonnés (Besenval dont Hubert Robert a peint la cellule (voir ci-dessus)), défenestrés (le Comte de Clermont-Tonnerre le 10 août 1792), massacrés (le comte de Brissac qui vendit pourtant cher sa peau face à des sans-culotte enragés), guillotinés (par dizaines), ils viendront se fracasser aux récifs de 1793 et du Tribunal Révolutionnaire qui leur fera payer au prix fort les privilèges de leurs naissances. Ceux qui ne furent pas assez prudents pour partir tant qu'il en était encore temps eurent du mal à passer entre les mailles du filet très serré tendu par les délateurs obsessionnels et les accusateurs professionnels. Cependant, et c'est encore un trait commun, tous adoptèrent face à la mort une attitude "grand seigneur" (prenant exemple sur le Roi), refusant de transiger avec le code de l'honneur leur dernière heure étant venue. C'est Biron (ex-Duc de Lauzun) qui fait l'impression la plus forte, désarçonnant ses geôliers et pas seulement : "Après avoir dîné de bon appétit, il passa la soirée en lisant et s'endormit sereinement. le lendemain matin, après s'être habillé avec soin, il se fit apporter des huîtres et du vin d'Alsace et invita le geôlier à trinquer avec lui. A l'arrivée du bourreau, il le pria de le laisser finir ses huîtres et lui offrit à boire en lui disant aimablement: " Vous devez avoir besoin de forces au métier que vous faites." Puis, calme et hautain comme le Don Juan de Baudelaire, il monta sur la charrette pour son dernier voyage." Comme l'écrit Elizabeth Vigée-Lebrun dans ses Mémoires (souvent cités par Benedetta Craveri) : "Si Les victimes de ce temps d’exécrable mémoire n'avaient pas eu le noble orgueil de mourir avec courage, la terreur aurait cessé beaucoup plus tôt". Ils moururent d'être restés des "libéraux" dans un temps où la modération était devenue impossible. Aussi éloignés de la dictature jacobine que de la restauration de la monarchie absolue, ils rêvaient d'un système bicamériste à l'anglaise. Mais après l'épisode malheureux de la Fuite à Varennes, ce rêve s'éloignerait pour toujours.
Demeurent des lettres (par milliers),  des vers, des Mémoires, évoqués avec empathie dans Les derniers Libertins, témoignages précieux d'une époque où le "bien écrire" était aussi consubstantiel aux grands seigneurs que l'absence d'esprit de sérieux.
Mais le plaisir immense qu'on prend à la lecture de ce livre vient aussi des portraits de ceux qui gravitèrent autour de ces Libertins, libertins eux-mêmes ou à tout le moins beaux esprits qui rivalisent d'intelligence et d'impertinence parfois avec nos 7 chevaliers. C'est Chamfort, l'ami paradoxal du Comte de Vaudreuil lui disant son fait sans jamais se départir d'une inaltérable affection, c'est la Comtesse du Barry, fille du peuple mais vraie grande dame couvrant le Chevalier de Boufflers de folles prodigalités, c'est Madame de Staël, cachant Narbonne, son amant des mains des commissaires du peuple au mépris de sa vie et c'est enfin Talleyrand l'insaisissable, mi-observateur implacable, mi-commensal indispensable dont la mort en 1838 signerait pour toujours la fin d'une civilisation.
Le Comte de Vaudreuil par Elizabeth Vigée-Le Brun (1784)

Wednesday, November 14, 2018

Adieu Facebook

Adieu fantasmes narcissiques, adieu commentaires vaniteux, adieu liens YT avec "voilà" comme unique réaction afin de clore le bec définitivement à un adversaire putatif, adieu espérances (souvent déçues) de "likage" massif, adieu polémiques stériles, adieu "forwardages" viraux de vidéos de clashs de starlette, adieu confessions impudiques de contacts dépressifs, adieu chaînes de listes si rarement passionnantes (les exceptions se reconnaîtront)
mais hélas adieu aussi combats homériques pour défendre Frank Sinatra , Marvin Gaye ou Alyzée face à une foule de barbus neurasthéniques, adieu découvertes impromptues, adieu querelles d’exégètes sur Les Dieux ont soif, les Bee Gees oubliés ou les mérites de William Wyler.
Adieu donc Pascal Z, Daniel Y, Jean-Pop Deux à qui rien ne me rattachait en dehors de FB.
Adieu Facebook, je te regretterai (un peu) mais moins que le temps perdu et qui ne se retrouvera plus.