Monday, July 31, 2006

The day after he came

Le goût qu’on peut avoir pour certains groupes ou pour certaines individualités passe aussi par les images. Comme celle-ci:

Abba004

Bien sûr, je n’ai pas attendu de lire Abba The book de Jean-Marie Potiez et d’y contempler cette photo pour considérer les « fab four » scandinaves comme une sorte d’idéal en matière de musique populaire européenne mais je trouve qu’il y’a dans cette photo une évidence qui a aussi à voir avec l’admiration que beaucoup continuent d’éprouver pour le quatuor suédois. Elle a sans doute été prise par Stig Anderson ( le manager-démiurge d'Abba) et date des tous débuts du groupe entre l’été 1969 et l’été 1970 au moment où la liaison entre Agnetha et Bjorn venait d’être rendue publique. Le triomphe de Brighton (l’eurovision 1974) était encore loin mais les deux tourtereaux avaient déjà quelques poignées de 45 tours à leur actif. Ils n'en étaient donc évidemment pas à leurs premiers portraits mais même s’ils prenaient la pose, il y’avait là un naturel qu’on ne retrouvera pas toujours dans les photos ultérieures du couple. Agnetha, à peine 20 ans, s’offrait sans arrière-pensée à l'objectif. J’aime son bermuda noir porté haut et ses jolis escarpins qui lui font des jambes à la Cyd Charisse. La poitrine s'affirme avec franchise et semble être annonciatrice d’une sexualité sans détours. Bjorn, très cool, ne dépare pas le cliché avec son tee-shirt moulant, son sourire amusé et son geste complice. Le coupé clair*, sur lequel Agnetha s’assied renforce l'impression de paradis perdu (on n’est pas loin des bolides du générique d’Amicalement vôtre, une série presque contemporaine).
De ce que Bjorn pouvait composer à l’époque au sein des Hootetanny singers ou de ce qu’Agnetha enregistrait dans les studios Philips à Stockholm, j’avoue ne rien connaître. Pour moi, leur histoire musicale commence en mai 1973 avec la sortie française de Ring, ring mais j’aime à penser qu’il y’a déjà dans cette photo un peu de la magie de The day before you came ou de Honey, Honey.

* : Merci à celui ou celle qui me permettra d'identifier ce modèle.

3 comments:

Tweety said...

Wow, sacrées jambes effectivement :/

L'Anonyme de Chateau Rouge said...

defendre Abba comme tu le fais, c'est courageux.

mariaque said...

Belle, très belle manière de reprendre la plume à la mi-temps de l'été, fella !