Tuesday, November 14, 2006

François

ne_le_dis_a_personne

L'affiche, magnifique, n'était pas un leurre. L' heureux présage n'était pas trompeur. Le grand film dans lequel François Cluzet joue une fois tous les dix ans est en salle actuellement. Il y'a vingt ans, c'était
Vive la sociale, il y'a dix ans, Les apprentis et depuis le premier novembre, c'est Ne le dis à personne. Grand film peut-être pas deux heures durant tant la fin, platement explicative et truffée de flash-backs banalement filmés diluent quelque peu l'intérêt de l'entreprise . Mais la mise en place de la machination qui s'ourdit autour d'Alexandre Beck (l'identité de François Cluzet dans le film) nous tient en haleine comme rarement au cinéma ces derniers mois. Cela ne tient pas seulement (mais en partie tout de même) à la prestation hallucinée de l'acteur principal, jamais meilleur que lorsqu'il est aux abois (personne n'a pu oublier son Camille Desmoulins, vrai écorché vif, crachant à la tête du tribunal Révolutionnaire : "Messieurs, c'est une parodie de justice !"). Non, la mise en scène, nerveuse sans être "tape-à-l'oeil" a su retenir les leçons d'un cinéma auquel j'avoue ne pas être insensible, celui du Cronenberg d'History of violence, par exemple. Je ne voudrais pas paraître l'écraser sous la référence mais parions qu'on reparlera de Guillaume Canet, metteur en scène...
Quant à François Cluzet, dont on aura sans peine deviné quelle place il occupe dans mon panthéon personnel, on ne voit pas bien désormais ce qui pourra l'empêcher de décrocher le césar du meilleur acteur en février prochain...

6 comments:

coolbeans said...

Bon, j'irai plutôt voir ce film, demain, plutôt que de lire Anatole France, si ça te dérange pas ...

Rude Awakening said...

essai

Rude Awakening said...

Eric, je ne me suis plus rappelé de mon code et me voila affublé d'un nouveau surnom. Enfin je voulais juste en remettre une couche en disant que c'est très agréable de voir un réalisateur francais qui filme comme un (bon) américain, ces quelques scènes à part qui sont comme des moments de bonheur (la scéne ou la femme se fait tirer dessus)sont l'oeuvre d'un futur grand.

Anonymous said...

Je suis beaucoup moins enthousiaste que toi. Je n'ai pas aimé la séquence grand-guignolesque qui concerne les banlieues, les clins d'oeil appuyés à des précédents films (le cerf-à-rien de la fin)... J'avais l'impression d'assister au premier film d'un jeune réalisateur qui tenait un sujet fabuleux mais n'avait pas su le traiter avec la concision et la force qu'il méritait. On passe deux heures agréables, mais on passe à côté du chef d'oeuvre que c'aurait dû être en dépit d'acteurs parfois époustouflants. A voir, ne serait-ce que pour comprendre comment on peut gâcher l'ingâchable.

Gwen

The Civil Servant said...

Et du livre au film, Eric, c'est comment le passage du livre au film ?

Sonic Eric said...

Je n'en ai pas la moindre idée, ne l'ayant pas lu.