Monday, June 25, 2007

Marc & Sarah vs Dusty

Comme s’ils devenaient une obligation contractuelle, les albums de reprise depuis quelques temps se ramassent à la pelle. Susanna Hoffs et Matthew Sweet, Paul Anka, Patti Smith, Bryan Ferry (coutumier de ce genre de projets), Grant-Lee Philips, etc… Rarement le résultat ne va au delà d’un aimable divertissement. Stardom road, le dernier effort de Marc Almond ne fait malheureusement pas exception à la règle. Alléché par les promesses d’un duo avec la craquante Sarah Cracknell de saint-Etienne , on se précipite sur la piste 2 mais, las, I close my eyes and count to ten souffre des mêmes maux que les autres titres. En cela, il est symptomatique d’une certaine tendance qui vise à faire du morceau un faire-valoir pour l’interprète plutôt que l’inverse (et je pense ici au Julien d’A la recherche de la nouvelle star, toujours soucieux de faire son numéro (d’ailleurs souvent très réussi) aux dépens de la vérité intrinsèque du morceau). Almond rajoute du pathos sur un morceau déjà passablement mélodramatique (il nous avait déjà fait le coup avec Gene Pitney sur something’s gotten hold of my heart) et Cracknell est hors sujet en jouant la carte de la séduction alors qu’il s’agit simplement de s’émerveiller d’une histoire d’amour qui dure. Pour arracher la vérité de cette babiole, il faut en revenir à l’interprète originale, l’ indétrônable Dusty Springfield. Dusty ne s’embarrasse pas d’arrières pensées ni de second degré et nous gratifie d’une petite merveille juste avant de tenter l’aventure de l’autre côté de l’Atlantique.

Marc Almond – Sarah Cracknell : I close my eyes and count to ten (2007)

Dusty Springfield : I close my eyes and count to ten (1968)

4 comments:

The Civil Servant said...

ah un petit Dusty (enfin petit...)
voilà qui est gentil
Quand à Almond vu qu'il à 50 piges et vu d'où il revient, il lui sera beaucoup pardonné.

RYS ami

Sonic Eric said...

Absolument, l'ami civil !

Pitseleh said...

Nooon, il a repris Gene Pitney ? Il a osé ? Seigneur, le respect pour les défunts les plus brillants se perd (ma bonne dame). Vais me réécouter 24 Sycamore pour la peine.

Sonic Eric said...

Et l'ineffable Gene apportait sa caution puisqu'il s'agissait d'un duo! (n°1 en 1988)