Saturday, November 17, 2007

Tuesday, November 06, 2007

They love you when you’re seventeen ; when you’re 25, you’re no fun !

Le désastre sied bien aux artistes que j’aime et Britney ne fait pas exception à la règle. Un cran en dessous de Chrissie Hynde sur Learning to crawl (deux membres des Pretenders cannés dans les six mois qui précédaient la sortie du disque) ou de Marvin sur Ego Trippin’ out (le fisc aux trousses, sa seconde femme sortant avec un rival déclaré (Teddy Pendergrass)), Blackout est tout de même la vraie surprise du chef. Car on ne donnait pas cher de sa carrière, il y a de cela ne serait-ce que 15 jours. Plus elle disjonctait, plus on la croyait perdu pour la musique. Et bien, on avait sans doute pas assez écouté I’m a fool to want you du père Franky, enregistré en pleine panade professionnelle et sentimentale (et qu’il ne surpassa jamais) car ce disque est bon, mes amis, oui, vraiment bon. Nonobstant un premier single un peu mou du genou et une pochette à faire frémir les apôtres du bon goût (à côté Stripped de Cristina Aguilera, c’est du Yves Klein), Blackout est une tuerie largement supérieure à ses précédents efforts (et je parle de disques qui faisaient passer 100 % du r’n’b français pour de minables amusements de patronage). Les raisons de cet implacable retour au premier plan ? La production, encore la production et toujours la production. Britney a beau être médiatiquement une ambulance en route pour les Urgences (honte à ceux, tel Yann Barthes qui croient faire le malin en raillant la pauvresse), musicalement, elle continue à s’entourer des meilleurs, de Bloodshy&Avant, aux Neptunes en passant par The Clutch. Certes, son porte-monnaie lui permet de s’offrir de telles pointures mais on en connaît d’aussi fortunées ou presque (Mariah, Jennifer) qui de compagnonnages aussi talentueux ne font presque rien. Les meilleurs titres sont d’ailleurs ceux où elle laisse l’électronique suppléer les limites de ses possibilités vocales. Radar (ma préferée), Piece of me (une savoureuse et impudique plaidoirie), Break the Ice, Get naked sont autant de pépites à savourer avant la prévisible overdose que procurera leur sortie en singles. C’est quand elle force sur le squeaky et le sexy (elle l’est si naturellement qu’elle n’a nul besoin d’en rajouter) qu’elle convainc le moins (Hot as ice notamment). Mais, je le répète, le niveau est encore supérieur à In the Zone (même si Toxic n’est pas ici surpassé), en grande partie car on n’y trouve plus ces ballades sirupeuses et niaises qui déparaient méchamment l’ensemble. Laissez-moi vous dire que Kylie a intérêt à sortir l’artillerie lourde pour être à la hauteur de cet évanouissement là.
Britney is 25 but she’s still fun.
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Tuesday, October 30, 2007

Adrift in Ostend


Mercredi 7 novembre, la chaîne France ô (je ne sais pas à quel bouquet peut appartenir ce canal) diffuse un documentaire de Richard Olivier, Remember Marvin Gaye. Tourné en Belgique au moment de son exil à Ostende , le film a peu d’intérêt cinématographiquement parlant. Suite de plans hasardeux et d’interviews de témoins de second plan, Marvin aurait mérité un traitement plus princier*. Voir des poivrots flamands ironiser sur le jeu de fléchette du maître est même carrément désobligeant.

Marvin, une heure durant trimballe son interminable carcasse sur des quais crados et des playgrounds déserts, ce qui, il faut l’avouer, cadre bien avec le désarroi de cette période de sa vie. Cassé par sa séparation d’avec Jan, il se livre peu (mais avec cette voix inimitablement suave et douce), évoquant simplement le dégoût que lui inspire la cupidité du monde et son inaltérable amour du beau sexe. Alors, pourquoi ce post ? Tout simplement parce qu’à la fin (ne partez pas avant), on y voit le "black Sinatra" en survet’ Adidas chanter a cappella The Lord’s Prayer dans l’église de Mariakerke. Que ceux qui ne jurent que par les voix blanches et fades écoutent, ne serait-ce qu’une fois, ce moment phénoménal pour comprendre ce que signifie les mots Soul music !
* : David Ritz dans sa bouleversante biographie, Marvin Gaye, a divided soul dit pourtant du film de Richard Olivier qu'il s'agit du "only serious film done on Gaye while he was alive"

Wednesday, October 17, 2007

Breezy




Il y’a peu, le docteur Orlof, dans son excellent blog, répondait à un questionnaire chargé de préciser ses orientations cinéphiliques. A la question : et la Sainte Trinité pour vous ?, il répondait Lynch/ Buñuel / Resnais . Vous vous doutez bien , malgré toute l’admiration que je porte à ces cinéastes, que ma réponse est légèrement différente. On peut admirer un blog sans forcément boire dans le même calice. J’admets, cela dit, avoir un peu de mal aujourd’hui, pour former une trinité. Un maître, ça oui, Hitch mais après ? Allen, Walsh, Ford, Curtiz pour parler de la tête du peloton et des cinéastes dont j’ai vu au moins cinq films (ce qui du coup élimine Wes Anderson, Autant-Lara et James Ivory) mais là, on est déjà plus dans le panthéon que dans le triplé. Il y’a longtemps, à une époque où les critiques n’en avaient pas encore fait une institution, j’ aurai immédiatement cité Clint Eastwood. Je me souviens même avoir organisé à Vierzon avec Michel Morellet (qu’il me pardonne si j’écorche l’orthographe de son nom), alors adjoint à la culture, une petite rétrospective le concernant (de mémoire, 1988). On avait pu voir au Mac-Nab, The Gauntlet, Honkytonk man, The Heartbreak ridge et Magnum Force (même s’il n’avait fait que produire cette sequel de Dirty Harry). Ce fut un bide monumental, les Vierzonnais préférant ce week-end-là se ruer au festival des sports mécaniques plutôt que d’aller découvrir ces (alors) raretés du kid de Malpaso. Chacune des séances ressembla dangereusement à une projection privée et bien sûr, l’expérience ne fut pas renouvelée.

J’aimais alors chez Clint le classicisme de la mise en scène, son côté fordien (le premier quart d’heure d’Honkytonkman), la sobriété de son jeu d’acteur, son sens si particulier de l’autodérision (du beautiful loser de Bronco Billy aux scènes avec l’Oran outang dans Every Which Way But Loose). L’individualisme et l’ambiguïté aussi, c’est vrai.

Aujourd’hui, je lui conserve une vraie affection mais je ne me précipite plus au cinéma pour chacune de ses réalisations. Sur les dix dernières années, je n’ai du voir que Space cowboys (un bon moment vite oublié) et Million dollar baby (sans doute un de mes films préférés en 2005 mais guère une surprise, avouons le). J’avais fini par penser qu’il ne me restait plus grand-chose à découvrir dans son œuvre. Grossière erreur. Je n’avais en effet pas encore vu Breezy.

Deuxième film de Clint en tant que réalisateur, Breezy fut un immense four, plombé par sa certification R (pour adultes car on y voyait des seins dénudés), le coupant d’un public jeune auquel il était en partie destiné. Du fait de son insuccès (lors de sa sortie à Paris en 1975, il n’était visible que dans une seule salle), Breezy fut rarement diffusé et, à ma connaissance, il n’en existe pas d’édition en zone 2 ( c’est sans doute lié au fait que Clint n’apparaît pas dans le film, sauf par le biais d’une affiche de High plains Drifter). Il m'a fallu attendre sa programmation au ciné-club de Patrick Brion pour disposer d’une copie.

HPD

Je ne vous ennuierai pas avec le synopsis. Sachez simplement qu’Eastwood y raconte une histoire d’amour assez improbable, celle qui voit se rencontrer un agent immobilier cynique et solitaire (William Holden qui se déclara enchanté du tournage) et une jeune auto-stoppeuse hippie (Kay Lenz, trente cinq ans de moins que son partenaire !). Ce qui fait la force de ce film, comme de beaucoup d’autres réalisés par le cinéaste de Sudden Impact, c’est la neutralité du regard posé sur les différents personnages. Breezy vit en marge de la société mais ce n’est ni une junkie comme sa copine Marcy, ni une épave comme Bruno. Frank Harmon (Holden) spécule sur la hausse de l’immobilier dans Laurel Canyon mais Eastwood n’en fait pas non plus un parangon du capitalisme sans foi ni loi. Chaque personnage est suffisamment bien dessiné pour échapper à la caricature (même le copain de Frank, Bob Henderson, qui rêve d’une love affair pour oublier sa vie conjugale désastreuse) et, si le couple formé par Frank et Breezy déroge à la norme bourgeoise, ils peuvent s’afficher ensemble et ne pas être rejetés pour autant. Plus de trente ans après la sortie du film, on est frappé par la justesse des dialogues entre les deux principaux protagonistes. Bob Harris (Bill Murray) et Charlotte (Scarlet Johanson) , avec une différence d’âge quasi identique, n’étaient pas plus crédibles dans Lost in translation que Frank et Breezy. Le mérite en revient aux acteurs, bien sûr mais aussi à Clint qui en multipliant les silences et les scènes dans la pénombre donne une épaisseur peu commune aux moments d’intimité du couple. J’avoue une tendresse toute particulière pour la séquence où, Breezy, nue surprend Frank dans l’obscurité et s’agrippe à lui dans une effusion spécialement touchante. François Guérif dans son Clint Eastwood de 1985 écrit que Breezy « ramène littéralement Frank du royaume des morts ». Cette chronique d’un retour à la vie, qu’on peut voir comme une anticipation inversée des Bridges of Madison County (dont je garde un souvenir beaucoup moins ému) mérite mille fois d’être tirée de l’oubli où elle végète depuis trente ans.

Par tous les moyens (légaux ou moins), plongez-vous dans cette rareté. Elle prouve qu’Eastwood, à ses tous débuts, était déjà un des meilleurs.
Make love to me

Sunday, October 14, 2007

Let's be fair-play

Les traîtres ne se cachent pas qu'au gouvernement. Certains profitent de l'anonymat de la province pour agir en toute impunité. Une preuve ?

Monday, October 08, 2007

La question


Dis-moi quel est ton disque préféré de 1971, je te dirai qui tu es. Si tu réponds Who’s next, il est peut-être un peu tard pour envisager une rencontre. Si tu réponds Dez anos depois de Nara Leão ou La question de Françoise Hardy, tu es déjà mon ami. Même si tu ne le sais pas encore.
Bruno l’avait brillamment écrit ici : les deux meilleurs disques de 1971 portent une griffe commune, celle de la compositrice et guitariste Tuca. Peu d’arrangements de disques français de ces années-là sonnent aussi peu datés. Une basse, une section de cordes, l’accompagnement sobre, à la fois délié et concentré de Tuca et bien sûr la voix de Françoise (a-t-elle jamais chanté plus intensément ?). Elle a écrit 4 textes sur les onze chansons que compte l’album mais le plus beau, le plus torturé est sans nul doute celui de La question, autobiographique jusqu’au vertige : « Tu es le sang de ma blessure, tu es le feu de ma brûlure, tu es ma question sans réponse, mon cri muet et mon silence ».

Je n’aime pas cette musique et ce texte parce que je suis nostalgique d’une époque révolue ou de mon enfance. Je ne me souviens pas du début des années 70 en dehors de la naissance de mon frère (à 4 ans, j’écoutais les disques de mes parents et c’est tout) et cette période ne me fait pas plus rêver que, au hasard, la Régence ou les années 20. J’aime cette musique car elle éveille ce qu’il y’a de moins misérable en moi, me permet, un instant d’échapper à ma condition de mortel . Ce disque a été publié en 1971 mais il me parle paradoxalement plus de ce que je suis actuellement que tous les Bénabar ou Diam’s de la planète qui pour être mes contemporains et me parler soi disant d’aujourd’hui ne me disent rien.
En vieillissant, les photos jaunissent, la peau se flétrit mais les bons disques, eux, ne bougent pas. Il n’ y a pas de date de péremption pour eux.

Monday, October 01, 2007

Vulnerable


Il y a une légende tenace dans le milieu des chroniqueurs Soul, qui veut que Marvin Gaye n’a jamais été capable d’être un crooner accompli. On sait que durant ses flamboyantes années Motown, il ne rêvait que de chanter des standards du Great american songbook et que Berry Gordy ne lui collait entre les mains que d’ imparables rythm’n’blues up-tempo. Par deux fois, on lui laissa enregistrer ces torch-songs qu’il affectionnait tant (When I’m alone I cry et A tribute to the great Nat King Cole ( son seul vrai maître, je pense) mais le succès ne fut pas au rendez-vous et Marvin dut rempiler dans son emploi habituel. Il récidiva une troisième fois en 1967 mais n’étant pas satisfait du résultat, il refusa de le laisser publier. Pendant dix ans, en collaboration avec l’arrangeur Bobby Scott, il remit cent fois ces sept chansons sur le métier, peaufinant chaque nuance et entrecroisant ses trois voix ad libitumpiercing falsetto, smooth mid-range and impassioned growl », David Ritz). Il était convaincu d’avoir livré au monde son chef d’œuvre. On parle tout de même d’un type qui avait déjà enregistré deux des plus beaux albums de soul, pour ne pas dire les deux plus beaux (What’s going on et Here, my dear). Mais Gordy fut intraitable et ces ballades moisirent pendant des années sur une étagère chez Motown. Jusqu’à ce que Candace Bond et Amy Herot (que ces bienfaiteurs de l’humanité soient ici bénis), cadres pour la firme de Detroit, décident enfin en 1997 de sortir ce trésor. Aussi désespéré que Sinatra sings Only for the lonely, aussi désenchanté que Where did everything go, Vulnerable est l’album soul ultime, celui dont Didier Lestrade dans Libération écrivait qu'il "respirait le talisman. [...] Un disque magistral, triste à pleurer. Oubliez tout le reste et plongez dans ce chef d'oeuvre".

I won't cry no more

Wednesday, September 12, 2007

Je ne regarde plus beaucoup la télévision et je n’y ai plus tellement d’habitudes. Téléfoot pour les buts étrangers et stéphanois (même s’il faut endurer Thierry Gilardi), le M6 express (pour les filles de la météo), les docs d’histoire le mercredi sur Arte, un zapping de temps en temps et basta. Pas de magazines rocks ni d’émissions de cinéma ( je n’en connais pas de convaincantes sur les chaînes hertziennes). En fait, le seul rendez-vous qui me branche vraiment, ce sont les Escapades gourmandes de Jean-Luc Petitrenaud.

Juste avant le repas dominical sur France 5, le Brillat-Savarin d’ Europe 1 nous emmène avec lui dans un petit coin de France et nous fait découvrir artisans et restaurateurs du cru. Passons tout de suite sur Petitrenaud, omniprésent, horripilant, pour qui tout plan hors-champ confère au supplice. C’est bien simple, a côté de lui, Michou est un parangon de sobriété. Mais il y’a les invités, parfois au diapason de l’animateur mais plus souvent humblement passionnés par leur métier, tout frémissant de nous faire découvrir qui un légume oublié, qui un vin de pays injustement négligé. Les Escapades, ce sont des visages , des attitudes généreuses comme on n’en voit pas si souvent. La maladresse de certains intervenants devant la caméra rappelle parfois l’ORTF mais c’est aussi un des charmes de l’émission. Les caméramans eux, nous gratifient de gros plans sur des mains préparant un mirepoix ou des casseroles en cuivre que l’on déglace au Cognac . L’émission se termine généralement par un casse-croûte savoureux ou un barbecue entre amis. On enrage de ne pouvoir faire partie de la petite bande et la frustration est grande lorsque après, il faut passer à table. Non que je ne sache pas de temps en temps régaler ma petite famille. Mais on ne joue évidemment pas dans la même cour. Ma tarte au Chaource ne sera jamais comme celle dont se délectaient les invités de l’ Escapade se déroulant à Sens et je doute de pouvoir servir un jour à mes amis un Vouvray comme celui qu’on sert à l’Auberge de la Brenne à Neuillé le Lierre (et je n’aurai en plus jamais la fille de la patronne pour m’aider à faire le service (ce que je regrette beaucoup)).

Friday, August 31, 2007

The best of friends


Parmi les millions de photos consacrées à Sinatra, celle-ci, prise en 1989 ou 1990 est assurément l’une de mes préférées. Elle se trouve à la conclusion d’un des livres que Nancy a consacré à son père, Frank Sinatra : An american legend. Livre qui hélas ne s’éloigne jamais de l’image pieuse entretenue consciencieusement par ses proches mais qui regorge cela dit d’une iconographie somptueuse, ce qui est le moins pour un livre écrit par sa propre fille. Sur ce cliché (dont malheureusement Nancy ne donne ni l’auteur, ni la date (peut-être est-ce elle qui tient l’objectif ?)), les deux amis de quarante ans s’étreignent pour l’une des toutes dernières fois, Sammy s’éteignant le 16 mai 1990 d’un cancer de la gorge. Compagnons des bons ( le Rat Pack, les concerts au Sands) comme des mauvais jours (la non-invitation de Sammy au gala d’investiture de Kennedy, l’accident de voiture qui lui fit perdre un œil), ces deux-là s’aimaient comme des frères. Amis dans le succès, ils le furent aussi dans l’adversité. Sinatra fut en effet le témoin de Sammy lors de son mariage avec May Britt (et les mariages interraciaux étaient alors un bon moyen pour recevoir à foison menaces de mort et blacklisting) et Sammy, lorsque beaucoup de « bien-pensants » s’indignèrent que Frank put être coopté pour recevoir le NAACP* Life time achievement award eut ces mots qui vont bien au delà du simple hommage amical : «He was my friend long before it became fashionable to be my friend. You wouldn’t see black dealers or black people living in hotel in Las Vegas if Sinatra hadn’t spearheaded it all in 1946 ». Sans doute l’admiration éperdue que Sammy vouait à Franky (il a toujours affirmé qu’il lui devait sa carrière) gênait-elle parfois quelque peu le « chairman ». On peut d’ailleurs lire le regard absent de Sinatra comme un embarras face à cette reconnaissance . Mais on peut aussi considérer qu’il cherche à dissimuler son émotion alors qu’il tient dans ses bras un ami qui a déjà un pied dans l’autre monde. Je vous laisse décider.
* :
National Association for the Advancement of Colored People

Monday, August 27, 2007

Totally Frank


Ol’blue eyes, ce prince de l’équivoque, convient bien à notre époque. Souverainement ambigu, il colle parfaitement à un temps où le goût pour les personnages monolithiques semble définitivement perdu. Impossible d’avoir un avis tranché sur un homme qui a endossé tant de défroques et qui a côtoyé tant de personnalités différentes. Kennedy, Dean Martin, Marylin, Lucky Luciano, Bono, Mia Farrow, Reagan. Je n’ai pas envie de choisir entre l’amphitryon généreux, le défenseur indéfectible des droits civiques et l’odieux bully, humiliant le petit personnel des palaces de Vegas ou le reaganophile jouant à Sun City. Je prends Sinatra en bloc, le trompettiste héroïnomane de L’homme aux bras d’or comme le papy à moumoute faisant des apparitions dans Who’s the boss. Ce type me fascine et moi qui croyait vénérer plus que tout sa période Capitol (en gros 1953-1962), je me découvre entiché d’un de ses ultimes albums studios, She shot me down (1981). A 66 ans, The chairman of the board décide enfin d’arrêter de se rajeunir artificiellement en reprenant des succès au goût du jour (comme You are the sunshine of my life et Sweet Caroline sur Some Nice Things I've Missed par exemple) et délivre un album crépusculaire totalement anachronique . Frank tourne définitivement le dos au public jeune et revient, pour un ultime round, aux saloon-and-suicide songs d 'Only for the lonely ou No one cares. La pochette est déjà un bon présage pour les amoureux de ce Sinatra-là : cendar, clope, bourbon et complément capillaire, une formule qui déçoit rarement. La voix n’a certes plus le vif-argent des années Columbia mais si elle a perdu en éclat et en souplesse, elle a gagné en mordant et en intensité. Jenkins, si constamment déprécié par les exégètes de The Voice, fait encore ici merveille. Chacune de ses introductions sont des poèmes symphoniques miniatures (notamment les 20 secondes soufflantes précédant Monday morning Quarterback). Et comment ne pas se laisser emporter par les superlatifs lorsqu’on écoute le traitement quasi-opératique que l’arrangeur de Where did everyone go fait subir au Bang bang de Sonny Bono (dont les mots du refrain donnent d’ailleurs le titre à l’album) ?
Rétrospectif, méditatif et puissamment nostalgique, She shot me down est le vrai chant du cygne d’un chanteur auquel il restait malgré tout plus de quinze ans à vivre. Mais laissez-moi croire que vous ne commencerez pas votre découverte du maître par la pitoyable mascarade de Duets (I et II) où Frank, au seuil du tombeau, laisse les corbeaux rafler la mise une dernière fois.

Pour ceux qui veulent tout connaître de ce géant, un site parfait.

Wednesday, August 15, 2007

Coolbeans, the champ


Tel un caterpillar des quizz, Coolbeans ne laisse aucune chance à ses adversaires et monte pour la deuxième fois sur la plus haute marche du podium. Parti à mi-parcours, son incroyable pugnacité s'est avéré une nouvelle fois payante. La concurrence n'a pas démérité mais les vacances ont laissé sur le sable beaucoup de valeureux candidats. Au vainqueur de choisir maintenant le lot qu'il préfère (ces lots sont visibles ici).
Coolbeans, 20 points
Mariaque, 13 points
Jen, 7 points

Pitseleh, 7 points
Erwan, 6 points

Julie, 4 points
Guillaume, 3 points
Jladisco, 2 points
Thanu, 2 points
Zb, 2 points
Julien, 1 point

??? 64, 65 et 66

1.
2.
3.

Tuesday, August 14, 2007

On ne voit pas bien qui peut maintenant arrêter l'aigle d'Argenteuil. Il peut, dans un grand soir, conclure dès demain 22 heures avec trois extraits de films de Sir Alfred. Les autres (une pensée pour le brillant Erwan, hélas parti un peu tard) sont avertis.
Coolbeans, 18 points
Mariaque, 13 points
Jen, 7 points

Pitseleh, 7 points
Erwan, 6 points

Julie, 4 points
Jladisco, 2 points
Guillaume, 2 points
Thanu, 2 points
Zb, 2 points
Julien, 1 point

??? 63


Monday, August 13, 2007

Sunday, August 12, 2007

Heureux chez Sonic mais moins heureux chez le bookmaker, Erwan fait la bonne opération de la soirée tandis que Thanu (trop rare en ces lieux) et Coolbeans (en vrai sprinteur) récoltent les miettes. Demain soir (allez disons 20 heures), ambiance rouge avec trois pochettes dans cette teinte.
Coolbeans, 15points
Mariaque, 13 points
Jen, 7 points

Pitseleh, 7 points
Erwan, 5 points

Julie, 4 points
Jladisco, 2 points
Guillaume, 2 points
Thanu, 2 points

Julien, 1 point
Zb, 1 point


Et toujours deux points à glaner en donnant le nom de la sulfureuse créature ci-dessous.

??? 55, 56, 57, 58 et 59

1.
2.
3.4. Ethan ymeyrsjonarhs
5. Ian clifferdaled
Des petits nouveaux qui piaffent, des leaders qui patinent, on se croirait dans un autre championnat. Ce soir à 22 H 30, peut-être des éclaircissements avec une galerie de jeunes acteurs et deux anagrammes.
Coolbeans, 14 points
Mariaque, 13 points
Jen, 7 points

Pitseleh, 7 points
Julie, 4 points
Jladisco, 2 points
Guillaume, 2 points
Erwan, 2 points
Thanu, 1 point

Julien, 1 point
Zb, 1 point

Friday, August 10, 2007